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Corpus textuels

 

 

 

 

MAQUETTE  CORPUS    Coordination :
Olivier DEVILLERS, professeur de langue et littérature latines - Université Bordeaux Montaigne   mail
Milagros NAVARRO CABALLERO, directeur de recherches -  CNRS  mail 

La connaissance des civilisations matérielles et intellectuelles de l’Antiquité et du Moyen Âge repose, entre autres, sur l’étude de la documentation textuelle épigraphique, papyrologique et codicologique. Les textes que notre axe étudie sont de nature diverse, documentaire, sub-littéraire ou littéraire, et peuvent même participer de plus d’une catégorie à la fois. Mais, quelle que soit leur diversité, ces textes font l’objet d’une enquête dont les principes et les procédures relèvent de la méthodologie commune des sciences de l’Antiquité et du Moyen Âge. Cette méthodologie implique une approche critique et philologique des différents supports et contenus textuels. Une finalité de notre enquête est la constitution de corpus, qui seront autant d’outils de recherche, et l’établissement scientifique du texte de documents et d’œuvres complexes. Une autre finalité est de fournir les éléments d’une exégèse historique et d’une herméneutique philologique des documents étudiés. Notre axe se subdivise en deux volets selon la nature des textes et les angles d’approche.

 

A. Sources documentaires
La compilation des sources textuelles, épigraphiques ou littéraires, a été l’un des axes traditionnels de l’Institut Ausonius, ce qui a permis aux chercheurs bordelais, souvent en collaboration avec des collègues étrangers, de publier des nombreux corpus mais aussi de créer des outils de travail de référence, comme le programme d’enregistrement épigraphique PETRAE. Ce versant de l’axe s’inscrit dans la continuité de ce travail essentiel, tout en s’adaptant aux évolutions méthodologiques et technologiques. En effet, la systématisation actuelle de la recherche internationale nécessite plus que jamais de proposer des solutions pour faciliter l’accès à la documentation. Elles passent obligatoirement par la création de corpus d’inscriptions ou de textes et la mise en ligne de bases de données informatiques dans des formats accessibles à tous les chercheurs.
Dans ce cadre des « Digital humanities », la compilation épigraphique sera l’une de nos priorités. Outre la constitution de la base de données Graffites et inscriptions spécifiques de l’occident musulman, l’Institut Ausonius a un rôle à jouer dans la sphère internationale avec le programme PETRAE (programme d’enregistrement et de traitement automatique en épigraphie), la seule base qui existe actuellement en France. Nous avons adapté cet outil aux exigences de la méthodologie informatique actuelle, où les textes épigraphiques sont programmés selon les normes TEI (Text Encoding Initiative), ce qui assure la pérennité de la transmission textuelle. Les chercheurs d’Ausonius collaborent avec la communauté scientifique internationale dans les cadres définis par la fédération EAGLE (Electronic Archive of Greek and Latin Epigraphy) de l’association internationale d’épigraphie grecque et latine (AIEGL), afin de d’offrir l’accès le plus large aux documents épigraphiques antiques. Pour cela, nous nous efforçons de mettre en ligne des données PETRAE existantes actuellement, venant des régions où Ausonius a été impliqué : l’Aquitaine (collection ILA), la péninsule Ibérique (PETRAE Hispaniarum), l’Afrique, l’Asie Mineure (notamment le programme IOSPE3) et l’Italie.
Cette partie de l’axe prétend aussi compiler, éditer et diffuser des textes de nature sub-littéraire et littéraire. Les documents du royaume d’Angleterre concernant l’Aquitaine anglaise médiévale (programme Rôles Gascons) sont l’objet actuellement d’une édition numérique et d’une diffusion informatique.  D’autres dossiers documentaires concernant, par exemple, des éléments prosopographiques et onomastiques seront susceptibles de faire partie de cet axe.

 

  Projets en cours
  • Europeana network of Ancient Greek and Latin Epigraphy  voir
  • Inscriptiones antiquae orae septentrionalis Ponti Euxini Graecae et Latinae (IOSPE3)  voir
  • Rôles gascons  voir
  • Graffites et inscriptions spécifiques de l’Occident musulman   voir
Entreprises informatiques et editoriales
  • Les ILA (Inscriptions Latines d’Aquitaine):

Jean-Pierre Bost, Jean Perrier et Jérôme France, Les inscriptions latines des Lemovices

Jean-Pierre Bost, Georges Fabres et V. Rodriguez, Les inscriptions latines des Landes

Monique Dondin-Payre, Joaquín Gorrochategui et Milagros Navarro Caballero, Les inscriptions latines des Bituriges Cubi

Georges Fabre et Jacques Lapart, Les inscriptions latines des Ausci

Bertrand Goffaux, Jean Hiernard et Nicolas Tran, Les inscriptions latines des Pictons

  • PETRAE Hispaniarum

    Juan José Palao Vicente et Manuel Salinas de Frías, La epigrafía romana de la provincia de Salamanca

  • Autres
    Ségolène Demougin et Milagros Navarro caballero, éd. Xe rencontre d’épigraphie franco-italienne.
Autres
  • Ségolène Demougin et Milagros Navarro Caballero, éd. Xe rencontre d’épigraphie franco-italienne

 

B. Corpus littéraires

Le versant dit « littéraire » de l’axe intitulé « corpus textuels » a l’ambition de dépasser l’opposition scolaire, traditionnelle en France, entre littérature et histoire. La philologie est le lieu où ce dépassement doit s’opérer. Il amène à considérer les textes grecs et latins dits littéraires non seulement comme des documents historiques, mais comme des documents eux-mêmes pourvus d’une histoire qu’il faut écrire, comme des documents qui constituent des donnés non objectifs et intangibles, mais mobiles et variables, comme des documents dont la lettre et le sens sont saisis dans leur incertitude et leur labilité. La discipline qui cherche à saisir cette incertitude et cette labilité, à en faire l’histoire, à en photographier les moments successifs est la philologie. Elle ne se limite pas à réfléchir en elle-même l’histoire des textes dont elle étudie la lettre et le sens. Dans un effort toujours progressif et jamais complètement abouti, elle cherche à déterminer une vérité philologique et historique que ses propres limites empêchent d’être absolue. Certes, elle étudie les différents états des textes, mais elle inscrit aussi dans la continuité du progrès scientifique une recherche patiente de la version originale de ceux des textes qu’elle étudie qui ont pu avoir une version originale. Comme ne cesse de le dire le philologue cantabrigien Richard Dawe, sans les textes, épigraphiques ou littéraires d’ailleurs, les restes matériels de l’Antiquité classique sont muets. De l’établissement du texte des textes littéraires dépend leur interprétation comme documents d’histoire et de littérature. En retour, et c’est la marque de la démarche de philologie holistique qui caractérise notre axe « corpus textuels », la lettre des textes ne peut être établie que par la pleine considération des enjeux historiques, littéraires et philosophiques, qui, selon leurs genres respectifs, leur sont sous-jacents. Justement, les textes qu’étudient les chercheurs de l’axe comportent tous ces enjeux : citons, entre autres, Aristophane, Thucydide, Xénophon, les orateurs attiques, Critias, Tacite, Pline le Jeune, Augustin, Dion Cassius. Insistons sur la diversité des modes de transmission des textes étudiés : Critias est un exemple de tradition totalement indirecte, par voie de citation, et une originalité du précieux petit corpus est d’être à la fois de prose et de poésie, et même d’une poésie relevant de genres différents, dramatique, iambo-élégiaque ; Thucydide est un exemple de tradition exclusivement directe sur papyrus antiques et manuscrits médiévaux ; Dion Cassius est un exemple de tradition mixte, à la fois directe et indirecte. Tous ces textes sont des documents historiques, des documents soit inépuisables bien qu’exploités tant de fois, soit presque neufs pour l’herméneutique historique. Un lien spécial unit Thucydide à Dion Cassius qui pense l’histoire conceptuellement en termes thucydidéens et phraséologiquement avec les mots de Thucydide, parfois subtilement détournés, plutôt que vidés, de leur sens. Il arrive que par delà les aléas de leur tradition manuscrite respective le texte de Cassius permette de retrouver le texte original mais altéré de Thucydide et réciproquement. Ces phénomènes illustrent la cohérence et la continuité philologico-historique de la démarche de notre axe.

 

Projets en cours
PETRAE Galliarum  voir

DIONEIA « Lire Cassius Dion cinquante ans après Fergus Millar : bilans et perspectives »  voir

Édition critique avec traduction et commentaire de l’Histoire romaine de Cassius Dion  voir

Édition critique avec traduction et commentaire des Antiquités Romaines de Denys d’Halicarnasse  voir

Édition des fragments de Critias  voir
Édition du livre X de la correspondance de Pline le Jeune  voir

Édition commentée de travaux de Prosper Mérimée relatifs à l’histoire romaine  voir