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Fiscalité et politique dans l’Empire romain

 

 

Responsable : Jérôme France, PR histoire romaine  mail
Financement : IUF

Ce projet vise l’écriture d’un livre qui soit à la fois un ouvrage de référence et un essai s’adressant à un public plus large que celui des seuls spécialistes. Le sujet s’y prête bien qui permet de combiner une synthèse sur l’histoire de l’impôt dans l’Empire romain — ouvrage qui n’existe pas actuellement dans la bibliographie française et étrangère — et une démonstration du caractère déterminant de la fiscalité dans la construction et la cohésion de cet empire, ce qui lui confère son caractère tributaire. Traditionnellement, l’analyse de la fiscalité romaine s’est plutôt limitée à ses aspects financiers et administratifs, à ses abus et aux résistances qu’elle suscitait. Confrontée aux travaux des historiens d’autres périodes et aux acquis des recherches comparatistes, cette vision s’avère à présent insuffisante et doit se renouveler autour de deux postulats : l’impôt n’a pas qu’un rôle fonctionnel, il a aussi une dimension politique et idéologique ; cette dimension ne se limite pas à un rapport contraint, elle intègre des éléments positifs. De fait, le pouvoir romain avait compris que la force ne suffisait pas à établir le lourd système d’exploitation fiscale rendu nécessaire par l’entretien d’une armée permanente et d'une administration développée ; il y fallait le consentement des communautés provinciales. Les sources montrent que le pouvoir romain le fonda d’abord sur la garantie de la sécurité collective, avant que l’empereur élargisse cette base consensuelle au loyalisme dynastique et surtout à un remploi de l’ancienne idéologie civique, dotant par là-même l’impôt provincial d’un rôle fédérateur dans l’intégration et la stabilité de l’Empire.

 

This project is based on the writing of a book which would be both a reference book and an essay, addressed to a wider readership than simply that of specialists. The subject is ideal, for it allows the combination of a synthetic history of taxation in the Roman Empire – there is no such work yet either in French or elsewhere - and the demonstration of the determining character of taxation in the building and the cohesion of the Empire, which thus gives it its tributary nature. Traditionally, the analysis of Roman taxation has been limited rather more to its financial and administrative aspects, to its abuses and to the ways it was resisted. When compared with the studies done by historians at other periods and taking into account the results of comparative research, this vision now appears to be inadequate and it needs to be revised along two hypotheses: tax did not just have a functional role, it also had a political and ideological dimension. This dimension is not just limited to a notion of constraint for it also includes positive elements. In fact, Roman power had understood that force was not enough to establish the weighty system of fiscal exploitation which the maintaining of a permanent army required. The consent of the provincial communities was needed. Sources show that Roman power based this consent on the guarantee of collective security before the emperor widened this consensual base to loyalty to the dynasty and above all to a redeployment of ancient civic ideology, thereby making the provincial tax a federating roles in the integration and the stability of the Empire.